Xianggang de qiutian

Xianggang de qiutian

Vive l’automne, la fin des typhons et le retour des températures plus fraiches (entre 25 et 30 C) !

A Hong Kong (comme dans la plupart des pays d’Asie), l’automne est l’occasion de célébrer l’Autumn mid festival. Nous bénéficions de 2 jours fériés, au cours desquels les Hong-kongais se retrouvent en famille, les enfants font des lampions et la ville est parée de nombreuses couleurs chatoyantes.

Plus d’information http://www.hongkongextras.com/_mid_autumn_festival.html.

Samedi soir, notre immeuble était en fête, des jeux étaient organisés pour les enfants, un grand barbecue avait été mis en place et des tables dressées dans le petit jardin autour de notre lobby. Les enfants étaient ravis, les parents étaient derrière leurs appareils photos …

 

Coté vie politique, nous avons assisté (c’est à dire vu par hasard au détour d’une promenade) à quelques manifestations pro-chinoises et contre le Japon. La tension est réelle concernant le sort des iles Senkaku (pour les Japonais), appelées en chinois Diaoyu. Un groupe d’activistes campe devant l’ambassade du Japon (situé à 2 buildings du bureau de Nicolas). La police et l’armée surveillent chaque entrée dans cet immeuble comprenant 52 étages. Il est notable que les pouvoirs publics les laissent s’exprimer. La situation est instable et le dénouement de ce différent loin d’être évident. A suivre …

 

 

Nous avons quitté Paris …

Nous avons quitté Paris …

Nous avons quitté Paris bien tristes et déjà nostalgiques de savoir que vous nous manquerez demain.

Nous avons quitté Paris le coeur rempli de moments partagés, de vos témoignages d’amitiés et votre joie de vivre !

Nous avons quitté Paris, les vacances sont finies et nous avons ressenti l’impression que nous avions lorsque nous étions enfant de dire « au revoir » à quelque chose de vraiment unique et spécial, l’impression que « les prochaines vacances » seront dans très longtemps et ne pourront pas être aussi fabuleuses que celles-ci, l’impression qu’on aura beau tout raconter à nos amis, personne ne pourra imaginer ce « plus grand » que nous avons vécu.

Nous avons quitté Paris en sachant que nous pouvons vivre nos rêves, que notre vie est plus riche que celle dont nous avons rêvée.

Nous avons quitté Paris et sommes repartis avec notre âme d’enfant.

 

Article lu dans Libération

Article lu dans Libération

Jeunes de France, votre salut est ailleurs : barrez-vous !

Par FÉLIX MARQUARDT Fondateur des Dîners de l’Atlantique et des Submerging Times Dinners, MOKLESS Rappeur, auteur interprète, membre du groupe Scred Connexion, MOULOUD ACHOUR Journaliste

Jeunes de France, ceci n’est pas une incitation à l’évasion fiscale mais à l’évasion tout court. Comme on dit au Maghreb et dans les quartiers les plus défavorisés de France, vos aînés vous prennent pour des ânes sans oreilles («khmar bla ouinedine»). Leurs beaux discours dissimulent de plus en plus maladroitement une vérité bien embarrassante : vous vivez dans une gérontocratie, ultracentralisée et sclérosée, qui chaque jour s’affaisse un peu plus.

Comment qualifier autrement, en 2012, une société où une élite de quelques milliers de personnes, dont la moyenne d’âge oscille autour de 60 ans, décide d’à peu près tout ?

Comment qualifier autrement un système qui, depuis maintenant plus de trente ans, s’accommode du fait qu’un jeune sur quatre, quasiment, se trouve au chômage (dans bon nombre des quartiers évoqués plus avant, c’est même plutôt un sur deux) et dans lequel, de manière générale, on renâcle encore à confier des responsabilités d’encadrement à qui que ce soit de moins de 40 ans, voire de 50 ans ? Sachez-le. Une société qui traite sa jeunesse de pareille manière est une société en déclin. Droite ou gauche, politique de rigueur ou de relance, le seul enjeu de nos jours est de savoir si l’an prochain nous connaîtrons une croissance du PIB de 0,5% ou de 1% et si le taux de chômage sera en deçà ou bien au-dessus de 10% – et ces chiffres, déjà affligeants, s’aggraveront dans les années qui viennent, soyez-en sûrs.

Le roi est nu et la triste réalité est là : pour la première fois depuis bien longtemps dans cette partie du monde, une génération au moins – la vôtre – vivra, vous le pressentez d’ailleurs, moins bien que la précédente. N’en déplaise à certains, cette donnée fondamentale n’est pas le fruit d’un complot ourdi par les riches et les puissants de la planète, en proie qu’ils sont à des luttes de pouvoirs et d’ego qui les occupent bien assez entre eux.

Par-delà les chocs qui font tanguer le navire planétaire, un grand rééquilibrage est à l’œuvre : pour la première fois depuis cinq cents ans, des hommes blancs d’un certain âge, issus d’Europe de l’Ouest et d’Amérique du Nord, ne président plus seuls – ce sera de moins en moins le cas – aux destinées du monde. Il suffit de passer quelques jours, voire quelques minutes, à Istanbul, Djakarta, Mumbai ou São Paulo pour en prendre conscience. Et quelques minutes de plus pour réaliser que ce n’est que justice. Et que, trop souvent, ceux qui prétendent défendre les intérêts des classes populaires en France le font sans une pensée pour les 3 milliards d’êtres humains qui vivent avec 2 dollars par jour ou moins… Ce qui, si le progressisme est encore un humanisme, est au mieux illogique, au pire rien de moins qu’immoral.

Grandissant dans la France des Trente Glorieuses, vos aînés ont connu un âge d’or. Aujourd’hui c’est au tour des Brésiliens, des Chinois, des Sénégalais et des Colombiens, chacun avec leurs problèmes et défis, bien évidemment, mais unis par cette foi en l’avenir qui caractérise les puissances en devenir.

Jeunes de France, barrez-vous, sinon pour vous du moins pour vos enfants . Votre salut est, littéralement, ailleurs. Non pas dans la fuite, en quittant un pays dont les perspectives économiques sont moroses, mais en vue de vous désaltérer et de vous réinventer pour revenir riches d’expériences nouvelles, imprégnés de la créativité et de l’enthousiasme qui fleurissent aujourd’hui aux quatre coins du monde, ayant fait les rencontres qui vous changeront avant que vous n’en fassiez profiter la France.

N’hésitez plus, choisissez une destination où le monde est en train de se faire, là, tout de suite, que ce soit Tbilissi – où la ministre de l’Economie, la patronne de la police nationale et le seul conseiller du Président sont tout juste trentenaires – Le Caire, Shanghai, Mexico ou Santiago… Barrez-vous parce que rien ne vaut l’ivresse qui vient avec la conscience du monde et de l’autre du voyageur : partir, c’est découvrir qu’on ne pense pas, ne travaille pas, ne communique pas de la même manière à Paris, à Guangzhou ou au Cap.

Barrez-vous, plus prosaïquement, pour améliorer votre niveau de vie. Car si vous ne gagnerez pas automatiquement plus d’argent en (re)démarrant votre carrière à l’étranger, la probabilité que votre niveau de vie s’accroisse sensiblement au bout de quelques années le cas échéant est statistiquement bien meilleure que si vous restez embourbé en France (ceci vaut d’ailleurs tant pour les apprentis restaurateurs, coiffeurs, chauffeurs que pour les banquiers).

Partez, revenez, repartez encore, revenez de nouveau. Une vertu centrale de vos pérégrinations sera d’enfin réconcilier la France, forte de vos lumières, avec la réalité du monde qui nous entoure. Trop souvent encore, notre pays fonctionne en effet en vase clos, la topographie du débat public y relevant d’une curieuse forme de schizophrénie où les grands bouleversements planétaires ne donnent lieu qu’à de petits débats gaulois. Le gouffre de plus en plus béant entre la situation réelle de la France et les propositions de ses dirigeants ne sera pas comblé par d’autres que vous, qui, à force de voyages, de rencontres et de découvertes, pourrez sortir ce pays de l’abrutissement engendré par l’autarcie intellectuelle qui est la sienne depuis une trentaine d’années au bas mot.

Jeunes de l’Hexagone, ce n’est pas uniquement votre pays de naissance qui est vôtre mais le monde tout entier. Faites-vous violence si nécessaire mais emparez-vous-en. Il y va de votre avenir. Et de celui de la France.

www.barrez-vo.us